De l’aurore au crépuscule

De l’aurore au crépuscule

Argentat (Corrèze)

mai 16th, 2012

Argentat (Corrèze)
Timbre:www.phil-ouest.com

Argentat (Corrèze)

On reconnaît Argentat de loin à ses toits en lauzes, ces pierres plates issues des carrières alentour, que l’on fixait naguère avec des chevilles en bois. telles de lourdes écailles, les lauzes coiffent encore bon nombre de maisons qui s’enchevêtrent dans le vieux bourg. Au confins du Limousin, de Dordogne et de Quercy, Argentat, chef lieu de canton de la Corrèze, se déploie entre de hautes collines, couvertes jadis de vignobles, et une large plaine où coule la Dordogne, au cours assagi malgré quelques remous. Une situation privilégiée, qui donna son nom à la ville (Argentat signifie “passage du fleuve”) et fit d’elle un important port fluvial, à la croisée des chemins entre la haute Auvergne et les “pays bas” qui s’ouvrent devant elle.

Des quais d’Argentat, partait chaque année, jusqu’à la fin du siècle dernier, des centaines de “gabares”, barques à fond plat, chargées de piquets de châtaignier, pour les vignes bordelaises et de planches de chênes, pour la tonnellerie. Les Gabares ne servaient que le temps d’une descente. Parvenues à destination: Castillon, Bergerac ou Libourne, elles étaient à leur tour débitées en planches. Toute une activité fluviale qui rythmait la vie d’Argentant, selon que les eaux étaient “marchandes” ou trop basses pour être navigables. Les gabares disparurent peu à peu, décimées par la concurrence du chemin de fer qui desservit Argentat dès le début du siècle dernier.

Si le temps et les remous de l’Histoire, les guerres de religion en particulier, ont fait aussi leur œuvres sur l’habitat du vieux bourg, effaçant le mur d’enceinte médiéval et les églises, brûlées par les huguenots, Argentat conserve toujours un cachet particulier, rustique et noble à la fois. Les belles demeures campées sur des jardins à terrasses, les bacons de bois des maisons des quais, les tourelles, clochetons, pigeonniers…. rappellent son passé prospère. La ville se souvient enfin qu’elle a donné naissance à une figure historique, le général Delmas, qui participa à la guerre d’indépendance américaine dans l’armée de Rochambeau, défendit victorieusement Landau sous la Révolution et mourut au combat à Leipzig, sous le Premier Empire.

Timbre dessiné, gravé en taille-douce et mis en page par Eve Luquet. Format 36,85 x 22mm. Vente anticipée à Argentat le 18 juin 1994 et vente générale le 20 du même mois.

Source: Collection philatélique de la poste.

Louis-de-Funès. (1914-1983)

mai 15th, 2012

Louis de Funès 1914-1983
Photo: www.phil-ouest.com.

Louis de Funès (1914-1983.)

Louis de Funès naît à Courbevoie le 31 juillet 1914. En s’installant en France, son père Carlos, ancien avocat de Séville, est devenu diamantaire. Mais c’est sans doute de Léonor, sa mère, que Louis tient ce don comique car, très jeune, il la parodie dans ses irrésistibles colères ou ses éclats de rire pittoresques pour la plus grande joie de l’entourage familial. En outre ,il dessine Bien. Mais quel métier exercer ? Lorsqu’il voit une petite annonce “Cherchons pianiste” en 1939, le jeune homme se lance. Pianiste la nuit, il fait danser sous des airs à la mode et s’inscrit aux cours Simon car il veut devenir comédien. Il y rencontre Robert Dhéry et Daniel Gélin.

L’année 1956 il triomphe dans le rôle de l’épicier, égorgeur de cochons Jambier fait découvrir l’immense talent de de Funès dans ” La traversée de Paris”. Et puis en Janvier 1961: “Oscar” ou les tribulation de ce promeneur sans scrupules connaît un triomphe au théâtre de la Porte-Saint-Martin. Les critique de théâtre saluent les indéniables qualités comiques de l’acteur. Ce petit homme semble monté sur ressorts, accumulant les mimiques cocasses, feignant de funeste fureurs. Ensuite viennent de nombreux succès tels que: “Les gendarmes de Saint6tropez, La grande Vadrouille, Rabbi Jacob”, la série des Fantômas…. carrière impressionnante avec 143 films, il a su prouver que le comique pouvait être talentueux et respecté.

Pathétique ou burlesque, il savait se montrer obséquieux dans bien des rôles, mais étant avant tout cet immense grand comique exigeant et courageux, un des acteurs les plus célèbres en France. Le record d’entrée pour la “grande Vadrouille” (1966) n’a été battu qu’en 1998 par Titanic… (Texte de Jane Champeyrache.)

Timbre dessiné par Louis Briat d’après photo de Sam Lévin (Ministère de la Culture. Paris) Imprimé en héliogravure. Format vertical 22 x 36mm. Vente anticipée à Paris 3 octobre 1998. Vente générale le 5 du même mois.

Source: collection philatélique de la Poste.

Laurent Mourquet (1769-1844)

mai 14th, 2012

L. Mourquet 1769-1844
Photo :www.phil-ouest.com

Laurent Mourguet (1769-1844) Créateur de Guignol.

“Ohé, les gones! gensses d’ici et d’ailleurs! Décanillez-vous de vos suspentes, de vos souillardes, et traboulez jusqu’à nous pour apincher le timbre si tant chenu qui nous honore, qu’on dirait franc une pièce de soye s’échappant de nos vieux bistan-claques. Cela vaut son pesant de gratons ! …….Guignol.

La figure historique le plus célèbre de Lyon n’a jamais existé, sinon dans la tête de son créateur: elle s’appelle Guignol et fait rire des générations depuis des siècles. A la fois brave et impertinent, plein de bon sens et gouailleur, ce personnage universel, maintes fois transformé et déformé, par d’innombrables imitations, est né dans le Lyon populaire du début du XIXème siècle.

Secouée par la Révolution, la ville connait alors une grave crise qui affecte son industrie principale: la soie. Laurent Mourguet, un canut comme son père, décide de changer de métier et devient marchand ambulant. Pour attirer le chaland, il monte un petit spectacle de marionnettes, Dont Polichinelle est l’inévitable héros. Devenu, selon la légende, arracheur de dents, il n’en délaisse pas pour autant ses poupées qui distraient le client pendant les douloureuses extractions. Peu à peu, Mourguet rode son spectacle, dresse chez lui son petit castelet, pour son entourage. Il décide de remplacer Polichinelle par une marionnette plus proche de son auditoire, qui parle le langage du petit peuple lyonnais, partage ses éternels soucis d’argent, ses joies et ses peines: ce sera un Canut.

Mourguet le sculpte à son image (visage large, traits arrondis), lui donne un nom cocasse “Guignol”, peut -être inspiré du nom d’un tisseur italien; un compagnon inséparable :”Gnafon”, le savetier philosophe, mine rubiconde et chapeau tromblon; et une épouse: “Madelon”, fidèle et bavarde, surtout quand elle reproche à Gnafon d’entraîner son mari au cabaret. Mourguet installe son théâtre dans les jardins publics, puis dans son logement du vieux Lyon. On le retrouve ensuite dans le quartier des Célestins, où Guignol tiendra l’affiche pendant près d’un demi-siècle, gagnant peu-à peu le cœur des lyonnais. Laissant la direction de sa troupe à sa famille, une longue lignée qui poursuit encore aujourd’hui la tradition de Guignol. Laurent Mourguet quitta Lyon en 1940, pour ouvrir un nouveau castelet à Vienne, en Isère. C’est là qu’il meurt 4 ans plus tard. Son personnage , lui, est devenu immortel.

Timbre dessiné par Claude Andreotto. Imprimé en héliogravure. Format horizontal 36 x 22 Vente anticipé le 4 mars 1994 à Villeurbanne (Rhône) et vente générale le 7 du même mois.

Source: Collection philatélique de la Poste.

Et celle du dimanche….

mai 13th, 2012

Raconte-moi La Mer: (Ferrat)

Raconte-moi la mer
Dis-moi le goût des algues
Et le bleu et le vert
Qui dansent sur les vagues

La mer c’est l’impossible
C’est le rivage heureux
C’est le matin paisible
Quand on ouvre les yeux
C’est la porte du large
Ouverte à deux battants
C’est la tête en voyage
Vers d’autres continents

C’est voler comme Icare
Au devant du soleil
En fermant sa mémoire
A ce monde cruel
La mer c’est le désir
De ce pays d’amour
Qu’il faudra découvrir
Avant la fin du jour

Raconte-moi la mer
Dis-moi ses aubes pâles
Et le bleu et le vert
Où tombent des étoiles

La mer c’est l’innocence
Du paradis perdu
Le jardin de l’enfance
Où rien ne chante plus
C’est l’écume et le sable
Toujours recommencés
Et la vie est semblable
Au rythme des marées

C’est l’infinie détresse
Des choses qui s’en vont
C’est tout ce qui nous laisse
A la morte saison
La mer c’est le regret
De ce pays d’amour
Que l’on cherche toujours
Et qu’on n’atteint jamais

Raconte-moi la mer
Dis-moi le goût des algues
Et le bleu et le vert
Qui dansent sur les vagues

Paroles : Claude Delecluse. Musique: Jean Ferrat

Chansons du samedi….

mai 12th, 2012

Je me bats (Francesca Sollevile)

Même si l’heure est parfois à la désespérance
Attendu que la frime gouverne et fait sa loi
Même si les années dans lesquelles on s’avance
Ont la couleur du triste et du chacun pour soi
Même si le bonheur n’est plus une évidence
Mais semble s’éloigner à chacun de nos pas
Même si l’on me dit que c’est perdu d’avance
Que le monde est ainsi et qu’on n’a pas le choix

Je me bats

Même si maintenant c’est être en résistance
Et risquer d’être seule que d’élever la voix
Pour dire sans relâche l’incroyable arrogance
Des plus riches que tout, des maîtres d’ici-bas
Même si le normal, c’est l’infinie souffrance
Des enfants décharnés aux yeux vidés, sans joie
Même si le correct se nomme indifférence
Même s’ils parlent fort, ceux qui baissent les bras

Je me bats

Je suis d’un temps d’espoir, d’un temps de délivrance
Où l’on osait rêver, et les peuples là-bas
Faisaient tomber leurs chaînes et brisaient le silence
Oh, les jolis printemps au parfum de lilas !
Devant nous se levaient des matins d’innocence
Plus jamais il n’y aurait d’humiliés, de parias
Plus jamais d’esclavage et plus de violence
N’était-ce pas simplement raison, dites-moi ?

Je me bats

Aujourd’hui les passants sous les néons sinistres
Vont chacun dans leur bulle et pressent un peu le pas
Les voyous brassent l’or, les bornés sont ministres
Et l’on met chapeau bas devant les renégats
L’époque est au commerce, l’époque est aux combines
L’homme n’est qu’un objet que la finance broie
Le futile et l’idiot remplissent les vitrines
Cependant qu’au lointain ricane l’argent roi

Je me bats

Avec mes simples mots, avec mes pauvres armes
Avec les sacrifiés, les vaincus d’autrefois
Tous ceux qui n’avaient rien que leur sang et leurs larmes
Les mineurs, les canuts, les pioupious, les sans-droits
Avec les femmes usées, petites sœurs de misère
Des bas quartiers de boue où se terrent les rats
Avec tous ceux d’ici qu’habite la colère
Avec les méprisés et ceux qui n’oublient pas

Je me bats

Si longtemps que j’aurai la force, qu’on le sache
De me tenir debout, de chanter, d’être là
Tant qu’il me restera une once de panache
Tant que dans mes veines un sang rouge coulera
Je me battrai encore et toujours et sans cesse
Pour saluer la vie qui palpite et qui bat
Et quand je m’en irai ce sera sans tristesse
Puisque d’autres viendront qui diront après moi

Je me bats ! Je me bats !

Parole : Michel Bülher.

Cour de Cassation.

mai 11th, 2012

Cour de Cassation
Photo:www.phil-ouest.com

Cour de Cassation.

“Casse et annule” : c’est par cette formule, marquée au coin d’une impériale brièveté, que la cour de cassation remplit sa mission qui lui a été confiée par la loi des 27 novembre-1er décembre 1790.

Cette mission particulièrement haute, mais aussi quelque peu austère, tend à vérifie que les tribunaux et les cours d’appel, (ce sont les “juges du fond”) ont fait, dans les jugements qu’ils ont rendus, une exacte application de la loi, expression suprême de la souveraineté nationale. Si les jugements frappés de pourvoi font apparaître une violation délibérée de la loi, une méconnaissance de son esprit ou de la lettre, ou si, dans le raisonnement des juges, ils font apparaître un défaut de logique ou une dénaturation de l’intention des parties ou des actes que celles-ci ont signés, alors la cour de cassation, casse et annule, mais elle ne jugera pas elle même l’affaire et la renverra devant une autre juridiction du fond.

C’est la loi qui a fixé à paris le siège de la Cour de Cassation; celle-ci occupe des locaux situés quai de l’Horloge, dans l’Île de la Cité, cœur de la vie judiciaire, puisqu’un même palais de justice abrite le tribunal de grande instance de Paris, la Cour d’appel de Paris et la Cour de Cassation. Pour bien marquer l’autorité et le commandement de la loi s’imposant aux juges, l’œuvre maîtresse de Paul Baudry ” La Glorification de la Loi”, décore le plafond de la Grand’ Chambre de la Cour de cassation et comporte la mention “Lex imperat”: c’est la loi qui commande au juge et celui-ci n’a qu’un devoir, l’appliquer dans sa lettre et dans son esprit. “Casse et annule”… tel est l’ordre que donne la “sentinelle du droit” qu’est la Cour de cassation.

Sur le timbre, le texte surmontant le monument est l’article L111-1 du code de l’organisation judiciaire; à gauche apparaît une tour ronde, dite Tour “Bonbec” (XIIIème siècle)

Timbre dessiné Michel Durand-Mégret. Gravé en taille-douce par Raymond Coatantiec. Impression mixte offset-taille-douce. Format horizontal 36 x 22mm. Vente anticipée à Paris le 3 juin 1994 et vente générale le 6 du même mois.

Source: Collection philatélique de la Poste.

Tavant (Indre & Loire)

mai 10th, 2012

Tavant Indre-et-Loire
Photo:www.phil-ouest.com

Tavant. (Indre & Loire)

Située à moins de cinquante kilomètres au sud-ouest de Tours, l’église de Tavant (Indre-et-Loire) se découvre sur la route transversale, non loin du bourg de l’Île-Bouchard. Le voyageur ne s’y arrêterait pas s’il ne savait qu’il y a là l’un des monument de l’art pictural roman. On sait peu de chose sur Tavant. En 987, Thibault, comte de Tours, fonde en ce lieu un prieuré, rattaché dès l’origine à Marmoutier. L’église St Nicolas, rendue célèbre par des admirables fresques qu’elle renferme dans sa crypte, aurait été construite en 1124. L’architecture est extrêmement simple. Cependant, on peut remarquer l’importance et le rapprochement des piliers, ainsi que les décorations des chapiteaux qui s’offrent à portée de main: là, se découvre un monstre croquant un homme, ici, les étranges nattes d’une sirènes.

Murs et voûtes durent être autrefois entièrement recouverts de fresques que le temps, l’humidité et le manque de soins ont fini par faire disparaître en partie. Mais la crypte au volume exigu en a conservé de beaux restes. Après des siècles d’oubli, c’est le comte de Galembert qui, en 1862, signale l’existence de ce chef-d’œuvre au congrès archéologique de Saumur. Encore le découvreur marquait-il un certain dédain à l’égard de ces fresques qu’il considérait comme “le produit dégénéré de traditions antérieures par l’abstention prolongée de toute imitation de la nature”. Plutôt que de témoignages d’un “art attardé”, d’aucun préfèrent parler d’une “peinture d’apogée”.

L’iconographie reste aujourd’hui encore obscure et a donné lieu à diverses interprétations. La lisibilité de l’œuvre est d’autant plus difficile que l’on se trouve en face d’un puzzle auquel il manque “des pièces”. une trentaine de morceaux subsistent dont certains sont très effacés. L’ensemble de l’œuvre de Tavant illustre le combat des vertus et des vices et plus généralement la lutte du bien et du mal. A l’entrée, deux figures féminines nimbées se font face. Le mystère de leur présence reste entier. Plus loin un homme assis battant des mains, un joueur de harpe (représentant David ? ), un guerrier tuant un lion (Samson préfigurant le Christ vainqueur du mal ?), un personnage semblant danser. Là, des hommes que l’on identifie à des Atlantes. Ici une scène représentant le combat d’un guerrier contre un être monstrueux. A côté des figures isolées énigmatiques. Deux grandes compositions ne laissent aucun doute quant à leur signification: “la Déposition de Croix” et “la Descente aux Limbes”. C’est toute l’histoire chrétienne du monde qui s’anime ici autour de la valeur rédemptrice de la mort du Christ et de son Ascension dans la gloire.

Timbre: dessiné par Odette Baillais gravé en taille-douce par Jacky Larrivière. Format 36,85 x 48mm. Vente anticipée le 1er mars 1997 à Tavant et vente générale le 3 du même mois.

Source: Collection philatélique de la Poste.

Le Grand Dauphin..

mai 9th, 2012

Le grand dauphin
photo: www.phil-ouest.com

Le grand dauphin.

Front bombé, yeux en amande, fente buccale légèrement relevée, le grand dauphin “Tursiops truncatus”, de la famille des delphinidés; paraît sourire en permanence. Vedette des delphinariums du monde entier, supportant même la captivité mieux que les autres cétacés, il s’y reproduit. Il s’est révélé être un sujet d’expérimentation très coopératif et demeure le dauphin le plus connu, la star de nombreux films de cinéma et de télévision.

Son corps est massif, gris foncé sur le dos avec les flancs plus clairs et le ventre blanc cassé, parfois rosé. Il mesure en 3 - 4 mètres de long et pèse de 150 à 200kg. Sa nageoire dorsale falciforme est de grande taille. Il vit dans les mers chaudes du monde entier. Il est la quatrième espèce de cétacés la plus observée en France. Il est présent dans la Manche, entre le Cotentin et les Côtes- d’Armor, sur le littoral atlantique, en particulier dans les eaux charentaises, ainsi qu’en méditerranée, surtout autour de la Corse et près des côtes des Pyrénées -Orientales.

Son régime alimentaire est qualifié d’opportuniste: il se nourrit de toutes les espèces de poissons qu’il capture en pleine eau et sur le fond de la mer, mais il a une préférence pour las mulets. Il ne dédaigne pourtant ni les crevettes, ni les seiches. Sa mâchoire supérieure porte de 40 à 50 dents, sa mâchoire inférieure de 36 à 48.

Ce n’est que vers l’âge de 9 à 13 ans que les grands dauphins se reproduisent pour la première fois. Les accouplements ont lieu entre le printemps et l’automne. La gestation dure 1 an 1/2 environ et les mises bas généralement ont lieu en été, dans l’eau. la femelle met au monde un seul petit qui naît, comme tous les cétacés, en présentant la queue. Il mesure 1 mètre environ et pèse 12kg. il est allaité pendant 18 mois et les tétés ont lieu sous l’eau.

Grégaires, les grands dauphins, se déplacent en groupes, à une vitesse de 6 km/h environ et viennent chasser à proximité des rivages. Lors des jeux et des poursuites, ils peuvent nager à 25 km/h. Ils remontent fréquemment à la surface de l’eau pour respirer. Ils aiment chevaucher les lames d’étrave et de sillage des navires, surfer sur les vagues et sauter.

Timbre dessiné et mis en page par Christian Broutin. Imprimé en héliogravure. Format horizontal 25 x 36,85mm. Vente anticipée à Boulogne sur Mer le 04.05.2002.

Source: Collection philatélique de la poste.

Bernard Moninot.

mai 8th, 2012

Bernard Moninot
Photo: www.phil-ouest.com

Bernard Moninot.

Quand Bernard Moninot fait son apparition sur le scène artistique, il a tout juste 20 ans. Les œuvres qu’il présentent alors s’intitulent “Vitrines (1971)” ou “Serres (1974)”. Deux décennies plus tard, on citera, parmi d’autres titres évocateurs : “L’Entrée du soleil dans la balance”, “Murmure du son” ou encore “Constellations”. Les propos d’hier ne sont pas exactement ceux d’aujourd’hui. Toutefois, il est deux éléments fondamentaux qui n’ont cessé d’accompagner le cheminement de l’artiste et l’explicitent.

En premier lieu, une remarquable pratique du dessin, incisif et précis, qu’il doit à la rencontre qu’il fit très tôt de deux des plus célèbres gravures de Dürer: ” Melancholia et Le Chevalier et la Mort”. outre l’efficacité du trait, Bernard Moninot ne perdra jamais de vue que chaque objet et chaque chose dessinés doivent aussi, pour solliciter intensément le regard, être porteurs de valeurs symboliques et pourquoi pas d’une part de mystère. A plus forte raison , lorsque ce même dessin s’élabore à partir de données photographiques ou se trouve être le résultat de pratiques savamment mises au point comme le transfert violent de poussières de graphite ou d’acier sur une plaque de verre.

Le deuxième élément déterminant qui se retrouve tout au long de l’œuvre est l’utilisation du verre, pour laquelle in est difficile de ne pas évoquer l’influence de l’un des pères fondateurs de la modernité à savoir Marcel Duchamp et son “Grand Verre” propositions alchimiques et spéculations intellectuelles incluses. A cela il faut ajouter les lectures et non des moindres, “Galilée et Descartes” ainsi que les voyages, dont ceux qui l’ont amené aux indes vers les jardins astronomiques de Delhi et de Jaïpur. Toutes données qui n’ont rien d’artificiel pour un artiste préoccupé, au plus au point de l’exigence, d’explorer le monde au-delà du visible et de sonder l’espace ainsi que nombre de phénomènes liés aux déplacement circulaires et aux mouvement des astres. Récemment, Bernard Moninot a réalisé une série de pièces intitulées ” Mandawa, Lodi ou Fatehpur”. Fragiles structures en reliefs, elles restituent l’ombre portée de ce qui fut au départ un rayon de soleil filtrant à travers quelques interstices découpés dans une cloison et ce faisant livrant l’impalpable d’une troublante poétique de l’espace liée à la masure de l’écoulement du temps. ( Texte de Maïten Bouisset.)

Timbre: Œuvre originale créée spécialement pour le timbre-poste par Bernard Moninot. Mise en page de Charles Bridoux et imprimé en héliogravure. Format horizontal de 36,85 x 48mm Vente anticipé à Paris le 29 mars 1997. vente généralisé le 1 avril 1997.

Source: Collection philatélique de la poste.

La fête aux copains…

mai 7th, 2012

C’est la fête aux copains….
C’est la fête aux copains
C’est la fête à Pantin
C’est la fête à Paname
C’est la fête aux Lilas
La fête ici et là
C’est la fête à mon âme

Il y a du défilé
Du bal dans les quartiers
Des moufflets que l’on gronde
C’est la fête aux barbus
C’est la fête aux cocus
C’est la fête à tout le monde

Quatorze, c’est fou c’que t’es triste
Quand sur un édifice
T’es suivi de dix-huit
Quatorze, c’est fou c’que t’es gai
Quand au calendrier
T’es suivi de Juillet

C’est la fête aux copains
C’est la fête aux trottins
Qui suivent la musique
C’est la fête aux marins
Qui montrent dans un coin
Comme on danse en Afrique

C’est la fête à Taupin
Le vieux Républicain
Qui règle les sous-tasses
C’est la fête aux tambours
C’est la fête à l’amour
Où tout le monde s’embrasse

Allez, allez, allez, viens…

C’est la fête à Meudon
C’est la fête aux lampions
C’est la fête aux étoiles
C’est la fête en plein air
Il y a d’la joie dans l’air
Et du vent dans les voiles

C’est la fête à la rue
Où tous ces inconnus
Vont ranimer leur flamme
C’est la fête où l’on rit
En voyant que Paris
Sera toujours Paname

Allez, allez, allez, viens…

C’est la fête à nous deux
Si tu me pousses un peu
Je t’ai dit Je t’adore
Quand tu m’as répondu
Ma parole t’as foutu
Mon cœur en tricolore

Et c’est la fête à toi
Et c’est la fête à moi
C’est la fête aux bêtises
Dans une rue perdue
Quand je te dis ” veux-tu ? ”
Je vois tes yeux qui disent…

Ah, ça ira, ça ira, ça ira… x3

PS :Grenoble 64,29 % pour Hollande et
pour nôtre seul bureau de vote 85% Hollande.
Les habitants ont toujours le discours de Grenoble à travers de la gorge.

Alors, ils lui ont fait, ce que nous appelons ici :
” Une conduite de Grenoble” à l’ancien Président…

Maintenant au travail….la fête est finie….

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