De l’aurore au crépuscule

De l’aurore au crépuscule

Gerrhosaure doré.

décembre 23rd, 2009

Gerrhosaure doré

Il se faufile comme un serpent dans les herbes.

On sait que les différentes espèces de gerrhosaures sont particulières à la moitié australe de l’Afrique. L’une des espèces les moins bien connues, sinon la plus mystérieuse encore, est le gerrhosaure du Kalahari. C’est un saurien qui vit dans les déserts, contrairement à ses congénères qui vivent dans le veld et parmi les collines rocailleuses.

N’allons cependant pas jusqu’à affirmer que le gerrhosaure doré, si joliment orné d’une bande jaune or de part et d’autre du corps, existe dans les zones de sable de l’aride Kalahari, au climat extrême. Il se tient en réalité dans la périphérie du désert proprement dit, dans les régions dites semi- arides à arides, où vivent encore des mammifères.

Le régime alimentaire de cet animal consiste avant tout en insectes, mais il mange aussi des baies et ronge des sortes de petites coloquintes, cucurbitacées riches en eaux, qui lui procurent le liquide indispensable à sa survie. Ces minuscules fruits, apparentés aux pastèques, sont aussi, fait à peine curieux, consommés par les lions et par d’autres mammifères si fortement déficients en eau.

Dans les touffes de graminées, où l’on a l’occasion d’observer le gerrhosaure doré, on peut voir ce lézard timide s’enfuir à la moindre alerte, ou même dès qu’une ombre se profile. Il fuira avec la vélocité d’un serpent, un peu à la manière de certains scincidés, ou se seps d’Europe méridionale, presque impossible de saisir à la main dans l’herbe. En 1979, aucune recherche n’avait encore été faite pour enrichir les connaissances sur sa biologie et sa reproduction. Adulte, il fait 22 cm de longueur.

Classe : Reptiles ; Ordre : Squamates ; Sous- Ordre : Sauriens ; Famille : Cordylidés ; Genre & Espèce : Gerrhosaurus auritus.

NB : ce serpent clôt la série animalière. Presque 6 ans qu’ils sont à la tâche, et comme je suis un bon patron, je les mets en retraite. Tous ont regagné leurs pénates. A plus pour de nouvelles découvertes…..et des coups de gueule de temps en temps !!

Mélitée orangée.

décembre 22nd, 2009

Mélitée orangée

Elle manque inexplicablement en de nombreuses régions.

C’est parmi les nombreuses espèces de Nymphalidés, l’une des plus variable. Il n’existe pratiquement pas deux mélitées qui soient parfaitement identiques tant est grande la variété dans les tons et les dessins. Bien que largement répandue en Europe, en Asie Centrale, et en Afrique du Nord, elle est cependant bien localisée. Elle est en effet absente de certaines régions, comme le Nord de la France, les Iles Britanniques et les Pays-Bas. Les raisons de ce phénomène sont très mal connues.

De taille moyenne (environ 4 cm d’envergure), ce papillon présente plusieurs générations annuelles. En mai, la chenille dont la couleur est grisâtre, reprend son développement. Elle se nourrit surtout du plantain, d’artémise, de scrofulaire ou de véronique. Elle se transforme bien en chrysalide.

Après l’émergence, vous pourrez voir voleter les adultes dans la prairie, les clairières et les friches de bois secs. Et ce jusqu’à des altitudes supérieures à 2500 mètres. Les femelles sont légèrement plus grandes que les mâles, mais la distinction entre les deux sexes est assez difficile.

Les œufs fraîchement pondus sont transparents. Au bout d’une semaine, environ, ils commencent à s’assombrir : la jeune chenille est prête à sortir ; elle grignote l’enveloppe de l’œuf qui la maintient prisonnière et s’échappe enfin. Elle se met aussitôt en quête de nourriture.

Son élevage est extrêmement délicat ; ce qui est d’ailleurs le cas de nombreuses autres espèces de malitées. Il en résulte une grande difficulté pour déterminer les chenilles. Et, de ce fait, les mœurs de la plupart des papillons du genre Mélitaea sont encore bien mal connues.

Classe : Insectes ; ordre : Lépidoptères ; Famille : Nymphalidés ; Genre & Espèce : Melitaea didyma

Musaraigne alpine.

décembre 20th, 2009

Musaraigne alpine

Elle monte jusqu’à 3000 mètres d’altitude.

La musaraigne alpine, l’un des plus petits mammifères d’Europe, est étroitement apparentée à la musaraigne carrelet, si commune en plaine. Cette espèce a curieusement colonisé les habitats de montagnes et ne se rencontre pas dans les régions basses. Elle monte jusqu’à 3 000 mètres d’altitude dans les Alpes, ce sui, pour un mammifère insectivore, est, tout à fait, remarquable, surtout en raison des conditions climatiques sévissant en une telle zone.

Elle a la robe gris- noir, un ventre blanc, une longue queue et un long museau. La musaraigne alpine se teint en beaucoup de biotopes ; mais on a de fortes chances de l’observer dans les prairies humides, les tourbières et les terrains marécageux.

A haute altitude, elle se tient à la limite des forêts de conifères. Comme tous se congénères, elle habite des terriers ou trous dans le sol ; soit sous des rochers, soit dans des galeries abandonnées du campagnol des neiges. Carnivore et extrêmement vorace, cette musaraigne ne se fait pas prier pour dévorer une portée de jeunes campagnols, si elle a décidé de s’approprier un logis déjà aménagé.

Sa nourriture principale est néanmoins constituée d’insectes variés et de leurs larves. Elle fait ample consommation de lombrics et d’arthropodes qu’elle trouve dans les réseaux de galeries souterraines, mais aussi à l’occasion, elle mange des graines et des baies.

Son cycle d’activité consiste en une succession de périodes de veille et de repos internée, mais toutes très brèves ; elle est donc active de jour comme de nuit. Sa trompe, constamment en mouvement, renseigne la musaraigne alpine sur les odeurs ; car c’est par l’odorat qu’elle repère ses proies. Cette espèce ne tombe pas en léthargie, mais reste active sous la neige durant tout l’hiver.

La femelle a de 5 à 8 petits après une gestation de 13 à 20 jours et la maturité sexuelle est vers 4 mois. La longueur du corps est de 62 à 75 mm, celle de la queue de 60 à 75 mm, à peu près l’équivalent du corps et le poids adulte de 6 à 10 grammes !!

Classe : Mammifères ; Ordre : Insectivores ; Famille : Soricidés ; Genre & Espèce : Sorex alpinus.

Chrysopélée ornée.

décembre 17th, 2009

Chrysopélée ornée

Un véritable serpent volant !

La chrysopélée ornée est l’un des plus beaux serpents. Elle habite l’Inde, Ceylan et la majeure partie de l’Asie tropicale. Assez fréquente en toutes régions, la chrysolépée est bien connue des indigènes pour son habitude de pénétrer dans les habitations.

Sa coloration est variable, mais reste toujours d’une grande beauté. On a affirmé que lorsqu’elle est acculée ou qu’on tente de la saisir, la chrysopélée se défend avec acharnement et mord cruellement la main. En fait, cela semble bien exact et certains naturalistes ont même pu observer des chrysopélées, poussées au paroxysme de l’irritation, s’infliger de profondes morsures, dans leur propre corps.

C’est un serpent arboricole qui excelle dans l’art de l’escalade. Rien ne résiste aux dons de grimpeuse d’une chrysopélée. Elle parvient même a descendre le long d’un tronc d’arbre très lisse, en s’agrippant à d’infimes aspérités au moyen de ses écailles ventrales. Ce qui est le plus étrange chez ce reptile, c’est sa faculté de sauter dans le vide et de ‘’planer ‘’en écartant les côtes pour constituer une sorte de parachute.

Le fait a été maintes fois discuté, dénigré, combattu. Toutefois, il faut bien se rendre à l’évidence et admettre que la chrysopélée est le serpent ‘’volant’’ par excellence. Elle s’élance spontanément d’une branche pour aller atterrir en contrebas et quelques mètres plus loin, sur un autre arbre. Il parvient même, quoique dans une faible mesure, à modifier sa trajectoire pour atteindre un point plutôt qu’un autre.

Elle est diurne et se complaît en plein soleil. Elle se nourrit de lézards, de petits serpents et de minuscules mammifères. Elle est ovipare, mais on ne connaît pas le nombre d’œufs. La longueur à la naissance est de 11- 15 cm. Adulte , il fait 1 mètre 36 maximum.

Classe : Reptiles ; Ordre : Squamates ; Sous- Ordre : Ophidiens ; Famille : colubridés ; Genre & Espèce : Chrysopélée ornata.

Morpho sp.

décembre 15th, 2009

Morpho

Il est le plus chatoyant de tous les papillons.

Le morpho a toujours séduit les amateurs de papillons, car c’est un des plus beaux lépidoptères, véritable joyau animé. Sous le nom de général de morpho, on comprend toutes les espèces, très nombreuses, de ce groupe propre aux régions tropicales et tempérées de l’Amérique du Sud.

La taille des morphos varie beaucoup, mais tous sont caractérisés par de merveilleuses teintes chatoyantes et irisées, couvrant toute la gamme des bleus et des violets. Aucun autre groupe de papillons ne comporte autant d’espèces spectaculaires. Ces insectes constituent probablement le casse-tête le plus terrible pour les spécialistes, qui sont encore loin d’être parvenus à classer avec précision les différentes espèces.

Très recherchés des collectionneurs, les morphos atteignent parfois des prix très élevés dans le commerce et spécialement les femelles de certaines espèces que les collectionneurs se disputent à prix d’or, car elles sont extrêmement difficiles à trouver et à capturer.

Contrairement aux autres papillons, qui butinent sur les fleurs des prairies, les morphos, eux, volent autour des cimes des grands arbres et ne descendent que rarement jusque près du sol. La coloration bleue des ailes est très particulière, car elle n’est pas déterminée par la présence d’un pigment, mais par la forme très spéciale des écailles des écailles recouvrant la surface supérieure des ailes. Chacune de ces ailes portent 1400 crénelures microscopiques, qui jouent le rôle de prisme optique et brisent les rayons lumineux en en renvoyant que les rayons bleus du spectre. Ce phénomène d’iridescence est assez peu répandu dans la nature. (Les bijoutiers utilisent beaucoup ce phénomène)

La femelle pond de 80 à 300 œufs et la durée du développement larvaire est de 3 à 5 mois. Les chenilles grégaires vivent en colonies et portent des poils urticants ; l’envergure d’un papillon est de 18 cm maximum.

Classe : Insectes ; Ordre : Lépidoptères ; Famille : Morphidés ; Genre & Espèce : Morpho sp

Boa de Madagascar.

décembre 14th, 2009

Boa de Madagascar

Il est apparenté aux boas sud-américains.

La zoogéographie permet, en partie, d’expliquer par quelle sorte de caprice, il se fait que l’on trouve au sein de plusieurs espèces animales, des représentants en des régions parfois fort éloignées les unes des autres. Dans un certains nombres de cas, la distribution discontinue résulte de déplacements migratoires anciens, probablement sporadiques, sinon purement accidentelles.

En d’autres, l’existence d’une espèce, loin de son foyer de distribution géographique, est attribuable à des dérives de plaques tectoniques. C’est probablement ce qui s’est produit pour les boas malgaches et pour les deux espèces reliques habitant encore la minuscule île Ronde, près de l’île Maurice. Ces reptiles sont des dérivés d’espèces ancestrales ayant peuplé le Gondwana (région de l’Inde, dans le Deccan, habitée par les Gond ‘’3 millions environs’’).ne partie d’entre eux aurait colonisé l’Amérique du Sud ; d’autres se sont répandus à Madagascar et aux Mascareignes, alors qu’un rameau s’est implanté sur le continent Australien.

Le boa de Madagascar constitue une espèce très intéressante. Il vit dans les forêts à forte pluviosité, du nord et de l’est de l’île. C’est un reptile terrestre, qu’il est possible d’observer, de temps à autre, lové dans l’enfourchure de branches et parmi les lianes, comme le fait son cousin d’Amazonie.

Le boa de Madagascar se nourrit de proies à sang chaud : mammifères et oiseaux. Pour ce qui est des mœurs et du comportement, le boa de Madagascar est effectivement un vrai boa. Cela est mis en évidence par le fait que les zoologues d’autrefois classaient ce serpent parmi le genre BOA, tandis que plus récemment on en a fait le genre ‘’ Acrantophis ‘’. Sa longueur est de 1 mètres 50 à 3 mètres.

Classe : Reptiles ; Ordres : Squamates ; Sous- Ordre : Ophidiens ; Famille : Boïdés ; Genre & Espèce : Acrantophis madagascariensis.

Flamant de James.

décembre 13th, 2009

Flamant de James

Il profite d’une alimentation qui ne lui est guère disputée.

Vivant souvent en association avec le flamant des Andes, cette espèce habite les lacs salés au- dessus de 3500 mètres dans la zone appelée puna, vaste plateau que dominent les hauts sommets de la Cordillère. Des recensements effectués en 1972 et 73 ont démontré que ses effectifs s’élèvent à environ 50 000 oiseaux.

Son aire de répartition est comprise entre le lac Titicaca (Pérou) et le nord de l’Argentine (régions de Jujuy, Salta, Catamarca, et Tucuman) en passant par le Chili (Tarapaca) et la Bolivie (Ouest des provinces d’Oruro et de Potosi).

Un changement progressif du climat des Andes méridionales semble avoir affecté sa distribution. En effet, en 1965, un expert dénombra environ 10 000 flamants sur la Laguna Colorada (Bolivie) et seulement une vingtaine deux ans plus tard. Des froids intenses (—20°) et le gel des eaux avaient chassé les oiseaux. En 1967, l’espèce fut observée à 1127 km au nord, au Pérou.

Cet échassier est menacé par la collecte des œufs qui sont fort recherchés ; de plus, on capture des oiseaux adultes, car l’huile tirée de leur corps a la réputation d’être un remède contre la tuberculose des mineurs. Le développement des routes et de l’industrie minière ajouta à ces dangers.

Le flamant de James se nourrit en enfonçant son bec dans la vase et le pousse en avant tout en marchant lentement, ou bien, il picore à un endroit particulier. Il niche en compagnie de flamant du Chili et un rassemblement mixte observée en 1973 comptait, 896 flamant de James, 125 flamants des Andes et 35 flamants du Chili. (Au lac Surira non loin du Salar de Uyuni). La femelle ne pond qu’un œuf qu’elle couvera pendant 28 jours. Sa longueur totale est de 91 cm.

Classe : Oiseaux ; Ordre : Phoenicoptèriformes ; Famille : Phoenicoptéridès ; Genre & Espèce : Phoenicoperrus jamesi.

Phelsume d’Abbott.

décembre 10th, 2009

Phelsume d'Abbott

Le tronc d’un cocotier, son domaine exclusif.

Le phelsume d’Abbott, ou phelsume des Seychelles, et l’un des plus remarquables sauriens. Peut-être certaines des merveilleuses îles de cet archipel granitique des Seychelles ne seraient- elles pas ce qu’elles sont sans les magnifiques phelsumes, qui en animent les innombrables troncs des cocotiers.

Il existe plusieurs espèces de phelsumes, ces étranges geckos à la fois diurnes et végétariens, ce qui constitue une double curiosité dans ce monde nocturne des gekkonidés. Exclusivement arboricole, celui –ci vit sur les palmiers. Chaque cocotier a son propre lézard, et le tronc de sa base à la couronne de palmes, est le territoire exclusif de l’un d’entre eux.

Ce saurien, à la magnifique parure verte, est un solitaire qui ne tolère la présence d’aucun de ses congénères sur son domaine. Si d’aventure un mâle change de support et gagne un cocotier voisin, le légitime propriétaire accourt et se met en devoir d’intimider l’intrus par des parades comportant force hochements de la tête et coups de queue menaçants.

Pendants les jours gris et durant la nuit, le phelsume d’Abbott se tient caché dans l’aisselle d’un pétiole de palme. C’est dans cet endroit aussi que la femelle pond ses œufs, blancs et sphériques, à coquille calcaire dure. Les œufs sont collés au support par couples. On ne saurait dissocier ces deux œufs sans en briser la coquille.

Les minuscules phelsumes qui éclosent, se cachent et gagnent les inflorescences de leur palmier lorsqu’il y a du soleil pour y manger le pollen et ne nectar. Ce phelsume est frugivore, et s’aliment de sève, de nectar, de pollen et de la pulpe des fruits de certains palmiers. Ovipare, la femelle, comme écrit plus haut, pond plusieurs groupes de œufs, qui incuberont pendant 70 à 90 jours. Adulte il fait entre 16-24 cm, et sa longévité est de 5 ans.

Classe : Reptiles ; Ordres : Squamates ; Famille : Gakkonidés ; Genre & Espèces : phelsuma abbotti ;

Manchot empereur.

décembre 9th, 2009

Manchots empereurs

Le plus grand et le plus coloré des manchots.

Le manchot empereur est le plus grand de tous les manchots. C’est un géant si on le compare aux autres espèces, mais si on lui oppose les formes fossiles découvertes en Patagonie, qui atteignaient 1 mètre 75 de hauteur, on constate qu’avec son 1 mètre 35, notre manchot empereur actuel est encore bien modeste. Il est étroitement apparenté au manchot royal.

Comme les autres manchots, il est largement aquatique et sa morphologie révèle une merveilleuse adaptation à la locomotion sous l’eau. Il vole littéralement dans l’eau. Ses ailerons le propulsent à 2 mètres par seconde à grande profondeur, car l’eau est infiniment plus dense que l’air ; il faut bien comprendre qu’il ne nage pas dans l’eau, mais vole réellement, en battant des ailes et leurs pieds ne servent que de gouvernails ; Pour sortir de l’eau, il effectue un bon puissant pouvant atteindre 2 mètres.

Pour se nourrir, le manchot empereur chasse des poissons et divers mollusques. Il plonge à merveille et atteint de grandes profondeurs : en 1975, l’ornithologue Kooyman a pu prouver qu’il descend à plus de 200 mètres. Le record est établi à 250m exactement. La durée de plongée atteint 18 minutes. Personne ne s’était douté auparavant, que les oiseaux puissent réaliser de telles performances.

Il se reproduit pendant la longue nuit polaire, pour que le petit unique ait assez de nourriture à sa naissance. Après avoir pondu son œuf, la femelle l’abandonne à son mâle qui le recueille pour le couver. Il couve cet œuf sur ses pieds riches en vaisseaux sanguins. Le mâle pendant toute la durée de la couvaison (60 jours) va jeûner et il ne gagnera la mer pour se nourrir que lorsque la femelle de retour et bien nourrie assurera l’alimentation de son rejeton. Le poids adulte est de 45 kg environ.

Classe : Oiseaux ; Ordre : Sphénisciformes ; Famille : Sphéniscidés ; Genre & Espèce : Aptenodytes forsteri.

PS : je viens de recevoir ma convocation pour le vaccin H1N1. ( Atteint d’asbestose, je fais parti des prioritaires), mais……Mon neurologue m’a dit de contacter le service neurologique de l’hôpital qui a installé un service pour la vaccination de tous les porteurs de maladies neurologiques. Demain matin à 9 heures 30 je recevrai un vaccin sans adjuvant et appliqué par une professionnelle.

Alors je risque de ne pouvoir, tous, vous visiter demain dans la journée. Bonne journée à vous.

Bécasse des bois.

décembre 8th, 2009

Bécasse des bois

Cet oiseau transporte ses petits suspendus à ses pattes.

C’est un gibier très recherché des gourmets et des chasseurs. Solitaire et terrestre, la bécasse constitue l’exception de l’ordre des Charadriiformes, dont les autres espèces sont étroitement liées à l’eau et vivent à son voisinage immédiat. La bécasse, elle, s’est accommodée de la vie en forêt, et elle-même une existence on ne serait plus discrète dans les régions boisées, les forêts de conifères et de feuillus, les bosquets et les landes.

Son bec est la caractéristique principale de la bécasse, sa longueur entre 5 et 8 cm est approximativement deux tiers plus long que la tête. Les yeux grands et sombres sont situés en haut, vers l’arrière de la tête. Par la, position des yeux et de la tête pas trop arrondie ; la bécasse possède un champ visuel de presque 360 degrés. De plus sa vue est presque aussi bonne de nuit que de jour. L’ouïe est très développée, puisque les orifices auriculaires sont situés en dessous et en avant des yeux, permettant ainsi de mieux observer sa proie au sol et voir un ennemi au sol, contrairement aux autres oiseaux qui les ont en arrière des yeux. De plus, ces orifices sont protégés par le plumage.

Son régime alimentaire est très particulier ; en effet, la bécasse se nourrit presque exclusivement de lombrics et ceux-ci peuvent constituer jusqu’à 85% de son alimentation. C’est un oiseau nocturne ou plus exactement crépusculaire. Elle recherche ses proies parmi la litière de feuilles mortes et dans le sol meuble, en sondant le sol avec son bec. Les nombreux nerfs sensoriels qui aboutissent à l’extrémité de son bec en font un organe détecteur très sensible.

Pendant la journée, la bécasse se repose sur le sol, parmi les feuilles mortes, où son plumage constitue un parfait camouflage. Immobile, elle est parfaitement invisible. Lorsqu’elle est dérangée, elle fuit d’un vol rapide et va se poser un peu plus loin, après avoir zigzagué entre les arbres. (Elle doit savoir, ce qu’est un fusil !!) Elle vole bien et très vite.

A la saison des amours, le mâle effectue un vol de parade et de délimitation territoriale : ‘’la croule ‘’. A l’aube et au crépuscule, il vole en rond tout en produisant des sons graves très particuliers. Elle est un des rares oiseaux à transporter leurs petits. Elle les enlève en les tenant entre ses pattes pour aller les déposer en lieu sûr. Le nombre d’œufs varie de 3 à 5 petits qui seront couvés de 20 à 23 jours. Adulte, il fait 33 à 36 cm de long, pour une envergure de 60 à 66 cm et un poids entre 300 et 350 grammes.

Classe : Oiseaux ; Ordre : Charadriiformes ; Famille : Scolopacidés ; Genre et Espèce : Scolopax rusticola.

« Previous Entries