De l’aurore au crépuscule voir plus …

De l’aurore au crépuscule voir plus …

Pas de ma boîte à image !!

avril 12th, 2009

Pensionnat
Hier, je suis tombé sur le pensionnat dans sa forme actuelle.

Tout d’abord, plus de murs élevés, ceinturant la totalité de la propriété. Plus de plan d’eau. Plus de grandes allées ombragées, où se déroulaient les processions les jours de fêtes, comme la Fête- Dieu, les 3 jours des rogations, etc….. Plus d’arbres fruitiers, ni de jardin bien entretenu. Partout des massifs d’arbustes et d’autres plantés de-ci, delà, au gré du paysagiste. Je pense qu’il n’y a plus de porte à 100 mètres en face du bâtiment principal, qui ne s’ouvrait qu’après que la clochette eût retentie, encore fallait-il attendre qu’une sœur vienne ouvrir.

Le grand bâtiment qui est isolé, n’existait pas. Sur le corps du logis ancien, en fer à cheval, plus de clocheton. La cour n’était pas macadamisée, et le bâtiment qui la longe, était plus court et sans étage. Il y avait 3 classes, (Histoire- géo et salle de musique : harmonium) En bout, préau et une dizaine de W-C.). Les autres ajouts existaient, mais nous n’y allions jamais. C’était le fief des sœurs et autres personnels. (Jardiniers, entretien général, etc.)

C’est assez drôle de voir, cet ensemble maintenant, mais moi, je préférais l’ancien décor. Moins sophistiqué, plus près de la nature réelle. N’oublions pas que c’était la guerre et que la terre servait surtout de mère nourricière.

Si le français était ma bête noire, j’aimais l’instruction religieuse. Surtout l’ancien et le nouveau testament. Ils nous interpellent toujours : ‘’ Comment le Jourdain a-t-il pu s’ouvrir, en formant une muraille d’eau, de chaque côté du peuple hébreux qui le traversait, et se soit refermé sur les poursuivants ? ‘’Comment Moïse, avec un simple bâton ferré put percer une roche, dont l’eau qui en jaillit, nourrit tout un peuple. Je sais la roche était sûrement très tendre, mais encore…la pêche miraculeuse, la manne tombée du ciel, Sodome et Gomorrhe, etc… ;

Le latin, dont les versions, surtout les textes d’un certain Jules et ses ‘’guerres des Gaules’’(Rien que pour l’histoire sûrement), j’aimais moins les thèmes. Le Grec plutôt moyennement et l’Allemand, que nous lisions et écrivions en runes, (il m’arrivait au début de confondre certaines lettres avec celles de l’alphabet grec) moyennement aussi. En contrepartie, j’étais assez bon matheux et une mémoire à toute épreuve. Il me suffisait de lire deux fois un texte à haute voix, pour m’en souvenir, presque au mot à mot. (Ce n’est plus le cas !!)

Ce que j’aimais surtout était le chant. Bien sûr, nous pratiquions plus le Grégorien que la variété. Mais ‘’ Victor ‘’ était un excellent prof de chant. Une très belle voix et une oreille fine. Toujours égale à lui-même et jamais d’exaspération dans sa voix, toujours calme et posée dans ses explications et ses desiderata, même pour les autres cours.

La Fête- Dieu était la plus grande cérémonie de l’année. Pendant 3 jours, nous ‘’fabriquions un tapis avec des motifs religieux, tout le long du chemin parcouru dans les allées, par la procession. Les élèves doués en dessin, traçaient les ‘’motifs ‘’, et avec de la sciure peinte, des fleurs, des pétales nous faisions ‘’les fresques ‘’. Nous y passions 3 jours, parfois la dernière nuit, mais bondiou, que c’était beau. Ce jour là, les gens venaient de l’extérieur, et je vous assure que la chorale pétait le feu- de –dieu !!!

Une heure de procession, des centaines de pieds avaient foulé ce tapis, à présent défiguré, mais peu importe, nous étions fiers de l’avoir fait. Le lendemain matin, les allées avaient retrouvé leur physionomie habituelle. Même les deux dernières années où je commençais à douter, j’y ai pris du plaisir.

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