Cathédrale de Metz.
février 21st, 2012Cathédrale de Metz.
La cathédrale Saint-Etienne de Metz, telle qu’elle se présente aujourd’hui, est le fuit d’une histoire longue et complexe. Mise en chantier en 1220, elle se substitue, presque parfaitement, aux fondations d’un sanctuaire antérieur de type ottonien-roman, qui date de 1042. Implantée à flanc de coteau, l’actuelle cathédrale se caractérise également par sa forme atypique. Elle inclut, en effet, dans ses murs, une ancienne collégiale, Notre-Dame-de-la-Ronde, ce qui explique que les deux clochers ont été élevés à la quatrième travée, et non sur la façade.
Si les longues campagnes de travaux, tant de construction que de restauration, qui s’étendent sur plusieurs siècles, donnent l’impression d’un chantier permanent, cela ne semble nullement avoir porté atteinte à l’harmonie de l’ensemble. En effets, le maîtres d’œuvres qui successifs ont su conserver à l’édifice une unité de style qu’il se donne à voir comme l’une des merveilles du gothique rayonnant.
Contemporaine de celle de Reims, la cathédrale de Metz, avec la prodigieuse élévation de sa nef, fait partie de la série des monuments religieux qui conclut la prestigieuse histoire de l’architecture au Moyen -Âge. Bien plus, les bâtisseurs ont eu le soucis d’évider les murs au maximum et ont poussé jusqu’à leur extrême conséquence la logique et la mystique de l’art gothique, affirmant ainsi le parti d’un chef- d’œuvre entièrement consacré à la lumière.
Saint Etienne de Metz est, en France, la cathédrale qui possède la plus grande superficie d’espaces vitrés (plus de 6 000 mètres carrés), d’où ce surnom de “Lanterne de Dieu”. De surcroît, celle-ci présente un panorama de l’art du vitrail du XIIIème au XXème siècle. On citera Hermann de Munster qui réalise en 1381 une rose gigantesque pour la façade occidentale et, plus tard, Valentin Bousch qui laisse éclater la somptuosité de l’art renaissant. Au XXème siècle, Roger Bissière, Jacques Villon et Marc Chagall furent sollicités pour apporter la contribution de l’art moderne à l’ancienne cathédrale.. Mêlant étroitement mysticisme merveilleux et religiosité authentique. Chagall a choisi d’illustrer une séries de scènes liées à l’Ancien Testament, dont le Péché originel. Les unes comme les autres marquent l’apport saisissant de l’artiste tant à l’art sacré qu’à l’art du vitrail, poursuivant ainsi, dans l’éclat et l’intensité chromatique, la pratique de ses brillants prédécesseurs. (Texte de Maïten Bouisset).
Timbre : œuvre sur la cathédrale de Metz de Chagall. Mis en page par Jacky Larrivière et imprimé en taille-douce. Format: 36,85 x 48mm. 1er jour de vente le 6-07-2002 à Metz.
Source: Collection philatélique de la Poste.